Calcul intégral xn ln(x)
Calculez instantanément l’intégrale de la fonction xn ln(x), sous forme indéfinie ou définie, avec formule détaillée, valeur numérique et visualisation graphique interactive.
Calculez instantanément l’intégrale de la fonction xn ln(x), sous forme indéfinie ou définie, avec formule détaillée, valeur numérique et visualisation graphique interactive.
Entrez vos paramètres puis cliquez sur Calculer pour obtenir la formule de ∫ xn ln(x) dx et, si besoin, la valeur de l’intégrale définie.
Le calcul intégral de xn ln(x) est un grand classique de l’analyse. Cette famille d’intégrales intervient dès les premiers chapitres de calcul différentiel et intégral, mais elle reste également très utile dans des contextes plus avancés : estimation d’aires, modélisation de phénomènes de croissance, calcul de moments logarithmiques, méthodes asymptotiques et préparation aux concours scientifiques. Si vous cherchez une méthode fiable pour résoudre ∫ xn ln(x) dx, la stratégie standard repose sur l’intégration par parties, avec un cas particulier à connaître lorsque n = -1.
Cette page a été conçue comme un outil complet : vous y trouvez un calculateur interactif, la formule symbolique de la primitive, une évaluation numérique éventuelle entre deux bornes, ainsi qu’un graphique permettant de visualiser l’intégrande et sa primitive. L’objectif est double : vous donner un résultat exact, puis vous aider à comprendre la structure mathématique de l’expression.
La présence simultanée d’un terme de type puissance xn et d’un terme logarithmique ln(x) en fait un excellent exemple d’intégrande mixte. D’un côté, la puissance se manipule facilement par les règles classiques de primitivation. De l’autre, le logarithme devient plus simple lorsqu’on le dérive. C’est exactement la configuration idéale pour appliquer la méthode par parties.
On rencontre cette forme dans plusieurs contextes :
On part de l’intégrale
∫ xn ln(x) dx.
Le bon choix est :
La formule de l’intégration par parties donne :
∫ u dv = uv – ∫ v du.
En remplaçant, on obtient :
∫ xn ln(x) dx = xn+1 ln(x)/(n+1) – ∫ [xn+1/(n+1)] · [1/x] dx.
Comme xn+1/x = xn, l’intégrale se simplifie :
∫ xn ln(x) dx = xn+1 ln(x)/(n+1) – (1/(n+1)) ∫ xn dx.
Enfin, on primitive le terme restant :
∫ xn dx = xn+1/(n+1).
Le résultat final, pour n ≠ -1, est donc :
Lorsque n = -1, l’intégrande devient :
x-1 ln(x) = ln(x)/x.
Cette fois, la primitive ne s’écrit plus avec la formule précédente car elle ferait apparaître une division par zéro. On remarque cependant immédiatement que la dérivée de (ln(x))2 vaut :
2 ln(x) · 1/x.
Donc :
Si vous souhaitez évaluer l’intégrale entre deux bornes positives a et b, il suffit d’utiliser le théorème fondamental de l’analyse :
∫ab xn ln(x) dx = F(b) – F(a)
où F(x) désigne une primitive.
Pour n ≠ -1 :
F(x) = xn+1 ln(x)/(n+1) – xn+1/(n+1)2.
Pour n = -1 :
F(x) = (ln(x))2/2.
Attention à la condition de domaine : en calcul réel, les bornes doivent vérifier a > 0 et b > 0. Si l’une des bornes est négative ou nulle, le logarithme réel n’est pas défini et l’intégrale n’a pas de sens dans ce cadre.
| Valeur de n | Intégrande | Primitive | Observation |
|---|---|---|---|
| n = -1 | ln(x)/x | (ln(x))2/2 + C | Cas spécial à traiter séparément. |
| n = 0 | ln(x) | x ln(x) – x + C | Forme classique souvent apprise en premier. |
| n = 1 | x ln(x) | x2 ln(x)/2 – x2/4 + C | Montre le terme correctif polynomial. |
| n = 2 | x2 ln(x) | x3 ln(x)/3 – x3/9 + C | Exemple très fréquent en exercice. |
| n = 3 | x3 ln(x) | x4 ln(x)/4 – x4/16 + C | La croissance augmente rapidement pour x grand. |
Prenons n = 2. Alors :
∫ x2 ln(x) dx.
On choisit :
Par parties :
∫ x2 ln(x) dx = x3 ln(x)/3 – ∫ (x3/3)(1/x) dx
= x3 ln(x)/3 – (1/3) ∫ x2 dx
= x3 ln(x)/3 – (1/3)(x3/3) + C
= x3 ln(x)/3 – x3/9 + C.
Si l’on veut maintenant calculer :
∫13 x2 ln(x) dx,
on évalue la primitive en 3 puis en 1. Comme ln(1) = 0, plusieurs termes se simplifient, ce qui rend souvent les intégrales avec borne 1 particulièrement élégantes.
Le tableau suivant compare des valeurs exactes calculées numériquement pour l’intégrande f(x) = x2 ln(x) et pour une primitive associée F(x) = x3 ln(x)/3 – x3/9. Ces données montrent comment le logarithme influence la croissance globale, sans dominer totalement le comportement polynomial.
| x | ln(x) | x2 ln(x) | F(x) | Lecture mathématique |
|---|---|---|---|---|
| 0,5 | -0,6931 | -0,1733 | -0,0433 | Le logarithme est négatif sur ]0,1[. |
| 1 | 0 | 0 | -0,1111 | Point de bascule pour le signe du logarithme. |
| 2 | 0,6931 | 2,7726 | 0,9590 | La croissance devient nettement positive. |
| 3 | 1,0986 | 9,8875 | 6,8916 | Le facteur x2 amplifie fortement ln(x). |
| 4 | 1,3863 | 22,1807 | 22,0180 | La composante polynomiale domine de plus en plus. |
La visualisation graphique est extrêmement utile pour comprendre cette famille d’intégrales. Sur l’intervalle 0 < x < 1, on a ln(x) < 0, donc l’intégrande xn ln(x) est négatif si xn reste positif, ce qui est le cas pour tout x > 0. À partir de x = 1, le logarithme s’annule, puis devient positif pour x > 1. Cela explique pourquoi la courbe change de signe autour de 1.
La primitive, elle, accumule l’aire algébrique. Même si l’intégrande est négatif au début, une croissance positive ultérieure peut faire remonter la primitive. C’est précisément ce que met en évidence le graphique interactif affiché par la calculatrice de cette page.
Au-delà de l’exercice scolaire, le calcul intégral de xn ln(x) sert de brique de base dans de nombreux raisonnements :
Si vous souhaitez approfondir la théorie, vous pouvez consulter des ressources universitaires et institutionnelles telles que MIT OpenCourseWare, les supports de cours de Lamar University, ou encore la bibliothèque mathématique du NIST. Ces références permettent de replacer cette intégrale dans un cadre plus large, allant du calcul de base aux fonctions spéciales et à l’analyse avancée.
Pour maîtriser le calcul intégral xn ln(x), retenez ces idées clés :
Avec ces règles, vous pouvez résoudre rapidement la quasi-totalité des exercices standards sur cette famille d’intégrales. Utilisez maintenant la calculatrice ci-dessus pour tester différentes valeurs de n, comparer le cas spécial n = -1 aux cas usuels, et visualiser la relation entre l’intégrande et sa primitive.