Calcul des jours RTT 2018
Estimez rapidement vos jours RTT 2018 selon deux méthodes courantes : le forfait jours et l’annualisation horaire au-delà de 35 heures par semaine.
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Ce simulateur fournit une estimation pédagogique. La convention collective, l’accord d’entreprise, le mode de décompte des congés et les jours fériés locaux peuvent modifier le résultat final.
Comprendre le calcul des jours RTT 2018
Le calcul des jours RTT 2018 intéresse à la fois les salariés, les responsables RH, les dirigeants de PME et les gestionnaires de paie. En pratique, la réduction du temps de travail ne se calcule pas toujours de la même manière. Le résultat dépend du cadre juridique choisi par l’entreprise, du nombre d’heures réellement travaillées, du nombre de jours au forfait, des congés payés, des jours fériés tombant en semaine et parfois de la journée de solidarité. Pour bien estimer ses RTT sur l’année 2018, il faut donc partir de la bonne méthode de calcul.
Dans la plupart des cas, on distingue deux situations. Première situation : le salarié est au forfait jours, souvent avec une référence de 218 jours travaillés dans l’année. Deuxième situation : le salarié reste soumis à un horaire collectif, par exemple 37h, 38h30 ou 39h hebdomadaires, et les heures effectuées au-delà de 35h sont compensées sous forme de jours ou demi-journées de RTT. Ces mécanismes répondent à des logiques différentes, d’où l’importance de ne pas mélanger les formules.
Pourquoi l’année 2018 donne souvent 8 RTT au forfait 218 jours
Pour un salarié au forfait jours, le raisonnement s’effectue en nombre de jours sur l’année civile. En 2018, l’année comptait 365 jours. En retirant les 104 jours de week-end, on obtient 261 jours ouvrés théoriques du lundi au vendredi. Il faut ensuite retrancher les jours fériés légaux tombant en semaine. En France métropolitaine, 9 jours fériés sont tombés un jour ouvré en 2018. On obtient alors 252 jours potentiellement travaillables.
À ce volume, il convient de soustraire les congés payés. Avec une base usuelle de 25 jours ouvrés, on arrive à 227 jours. Si l’entreprise applique également une journée de solidarité, on retire encore 1 jour, ce qui ramène le total à 226 jours réellement disponibles pour travailler dans l’année. Si l’accord de forfait fixe une cible de 218 jours travaillés, l’écart entre 226 et 218 correspond à 8 jours RTT. C’est le chiffre que l’on retrouve le plus souvent pour l’année 2018 dans les simulations de forfait jours standards.
RTT = jours ouvrés de l’année – jours fériés en semaine – congés payés – journée de solidarité – jours prévus au forfait
| Donnée 2018 | Valeur | Commentaire |
|---|---|---|
| Nombre total de jours sur l’année | 365 | Année civile 2018 |
| Week-ends | 104 | 52 samedis + 52 dimanches |
| Jours ouvrés théoriques | 261 | Lundi au vendredi avant jours fériés |
| Jours fériés tombant en semaine | 9 | France métropolitaine en 2018 |
| Congés payés ouvrés | 25 | Base classique de 5 semaines |
| Journée de solidarité | 1 | Souvent déduite dans le calcul |
| Jours disponibles avant forfait | 226 | 261 – 9 – 25 – 1 |
| Forfait annuel standard | 218 | Référence la plus fréquente |
| RTT estimés | 8 | 226 – 218 |
Les jours fériés 2018 en France métropolitaine
Les jours fériés influencent fortement le calcul des RTT, surtout au forfait jours. En 2018, tous les jours fériés n’ont pas eu le même impact. Lorsqu’un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, il ne réduit pas le nombre de jours ouvrés du lundi au vendredi. En revanche, lorsqu’il tombe un lundi, mardi, mercredi, jeudi ou vendredi, il vient diminuer le potentiel annuel de jours travaillés.
Pour 2018, les jours fériés tombés en semaine étaient les suivants : 1er janvier, lundi de Pâques, Fête du Travail, Victoire 1945, Ascension, lundi de Pentecôte, Assomption, Toussaint et Noël. Deux jours fériés nationaux n’ont pas produit cet effet en semaine : le 14 juillet est tombé un samedi, et le 11 novembre un dimanche. C’est pour cette raison que la référence de 9 jours fériés ouvrés est fréquemment utilisée dans les calculs 2018.
| Jour férié 2018 | Date | Jour | Impact sur le calcul RTT |
|---|---|---|---|
| Jour de l’An | 1 janvier 2018 | Lundi | Oui |
| Lundi de Pâques | 2 avril 2018 | Lundi | Oui |
| Fête du Travail | 1 mai 2018 | Mardi | Oui |
| Victoire 1945 | 8 mai 2018 | Mardi | Oui |
| Ascension | 10 mai 2018 | Jeudi | Oui |
| Lundi de Pentecôte | 21 mai 2018 | Lundi | Oui |
| Fête nationale | 14 juillet 2018 | Samedi | Non |
| Assomption | 15 août 2018 | Mercredi | Oui |
| Toussaint | 1 novembre 2018 | Jeudi | Oui |
| Armistice | 11 novembre 2018 | Dimanche | Non |
| Noël | 25 décembre 2018 | Mardi | Oui |
Calcul des RTT 2018 pour un salarié à 39 heures
Lorsqu’un salarié travaille au-delà de 35 heures par semaine, l’entreprise peut organiser une compensation sous forme de RTT. La logique est alors horaire, et non plus journalière. Prenons un exemple simple : un salarié travaille 39 heures hebdomadaires. Il effectue donc 4 heures de plus que la durée légale chaque semaine. Si l’on retient 47 semaines réellement travaillées sur l’année 2018, le volume d’heures excédentaires est de 4 x 47 = 188 heures.
Pour convertir ces heures en jours RTT, il faut les rapporter à la durée moyenne d’une journée de travail. Si l’horaire de 39 heures est réparti sur 5 jours, une journée représente 7,8 heures. Le calcul devient alors 188 / 7,8 = 24,1 jours. Selon les accords collectifs, cette compensation peut être arrondie, transformée partiellement en demi-journées, ou gérée avec des plafonds spécifiques. C’est pourquoi notre calculateur affiche une estimation, utile pour se repérer rapidement, sans se substituer aux règles internes de l’entreprise.
Étapes de calcul pour un horaire collectif supérieur à 35 heures
- Identifier l’horaire hebdomadaire effectif prévu par l’entreprise.
- Calculer l’excédent hebdomadaire par rapport à 35 heures.
- Multiplier cet excédent par le nombre de semaines réellement travaillées en 2018.
- Diviser le total des heures excédentaires par la durée moyenne d’une journée de travail.
- Appliquer ensuite, si nécessaire, les règles d’arrondi ou de prise fixées par l’accord collectif.
Forfait jours, horaire collectif, RTT employeur et RTT salarié
Une confusion fréquente concerne la différence entre la méthode de calcul et les modalités de prise des jours. Le nombre de RTT théorique ne dit pas tout. Dans certaines entreprises, les jours RTT sont répartis entre des jours dits employeur, dont les dates sont imposées ou fortement encadrées, et des jours dits salarié, librement posés sous réserve des nécessités de service. Le total annuel reste le même, mais les conditions d’utilisation diffèrent.
De plus, dans un système d’annualisation du temps de travail, les RTT peuvent être calculés de manière plus fine selon le planning, les périodes hautes et basses, les absences, ou encore les entrées et sorties en cours d’année. En cas d’embauche après le 1er janvier 2018 ou de départ avant le 31 décembre 2018, le calcul doit être proratisé. C’est également vrai en cas de temps partiel, d’absence non assimilée à du temps de travail effectif, ou de changement de rythme en cours d’année.
| Hypothèse de forfait jours | Jours disponibles 2018 avant forfait | RTT estimés |
|---|---|---|
| 214 jours | 226 | 12 |
| 216 jours | 226 | 10 |
| 218 jours | 226 | 8 |
| 220 jours | 226 | 6 |
Les erreurs les plus courantes dans le calcul des jours RTT 2018
- Confondre jours ouvrés et jours ouvrables : pour beaucoup de calculs RTT, on raisonne en jours ouvrés, soit du lundi au vendredi.
- Oublier les jours fériés réellement tombés en semaine : en 2018, il y en avait 9 en métropole.
- Ne pas intégrer la journée de solidarité : selon les entreprises, elle réduit d’un jour le nombre de RTT au forfait.
- Appliquer automatiquement la base 218 jours : certaines conventions ou accords prévoient un autre plafond annuel.
- Ne pas proratiser : en cas d’arrivée, de départ, de temps partiel ou d’absence longue, le calcul standard devient inexact.
- Prendre les congés payés en jours ouvrables au lieu de jours ouvrés : cela modifie mécaniquement le total.
Quand faut-il demander une vérification RH ou paie ?
Une vérification s’impose si votre contrat mentionne un forfait atypique, si votre entreprise dépend d’un accord de modulation ou d’annualisation, si vous avez changé de statut en cours d’année, ou si des absences ont réduit votre présence effective. Les logiciels RH et les bulletins de paie peuvent également afficher une logique de compte différente, notamment lorsque les RTT sont acquis au fil de l’eau et non crédités en totalité au 1er janvier.
Comment utiliser correctement un simulateur RTT 2018
Un simulateur est particulièrement utile pour obtenir une estimation rapide et cohérente. Pour qu’il soit fiable, il faut saisir les bonnes valeurs : le nombre de jours du forfait si vous êtes cadre autonome au forfait jours, ou bien votre horaire hebdomadaire réel et le nombre de semaines travaillées si vous êtes sur un horaire collectif. Si vous souhaitez affiner le résultat, comparez ensuite votre estimation avec votre bulletin de paie, votre accord d’entreprise et votre planning annuel.
Dans un contexte RH, l’intérêt du simulateur est double. Il permet d’expliquer simplement le mécanisme aux salariés et d’obtenir un premier niveau de contrôle avant validation paie. Pour un salarié, il sert surtout à vérifier si le nombre de RTT annoncé pour 2018 est plausible. Si vous trouvez un écart important, il ne faut pas conclure immédiatement à une erreur. Il peut s’agir d’une différence de méthode, d’un calendrier local de jours fériés, d’une convention plus favorable ou d’une gestion spécifique de la journée de solidarité.
Sources officielles et ressources de référence
Pour approfondir le sujet et vérifier les règles applicables, consultez les sources suivantes :