Calculateur arret maladie CDI : estimation de l’indemnité journalière et du maintien de salaire
Estimez rapidement ce que vous pouvez percevoir pendant un arrêt maladie en CDI : indemnités journalières de la Sécurité sociale, délai de carence, complément employeur et total prévisionnel. Ce simulateur donne une estimation pédagogique à partir des règles générales françaises.
Paramètres du calcul
Arret maladie CDI : comment calculer l’indemnité de façon fiable
Lorsqu’un salarié en contrat à durée indéterminée est placé en arrêt maladie, la question la plus urgente est souvent la même : combien vais-je toucher pendant mon absence ? En pratique, le calcul de l’indemnité d’arrêt maladie en CDI dépend de plusieurs étages : les indemnités journalières de la Sécurité sociale versées par l’Assurance Maladie, le complément éventuel de l’employeur prévu par le Code du travail, et parfois des dispositions encore plus favorables prévues par la convention collective, un accord d’entreprise, ou un régime de prévoyance.
Le sujet est important, car une erreur de calcul de quelques jours de carence ou une mauvaise compréhension du plafond de salaire peut modifier fortement le montant final. Le calculateur ci-dessus a été conçu pour donner une estimation claire et rapide du maintien de revenu pendant un arrêt maladie en CDI. Il ne remplace pas un bulletin de paie, une décision de caisse, ni un avis juridique personnalisé, mais il fournit une base solide pour anticiper sa trésorerie.
1. Les deux grandes sources d’indemnisation pendant un arrêt maladie
Pour un salarié en CDI, l’indemnisation peut provenir de deux canaux principaux :
- La CPAM via les IJSS : ce sont les indemnités journalières de la Sécurité sociale.
- L’employeur : il peut verser un complément légal ou conventionnel pour rapprocher la rémunération de votre salaire habituel.
La Sécurité sociale ne remplace pas automatiquement 100 % du salaire. En arrêt maladie non professionnel, la règle générale est un taux de 50 % du salaire journalier de base, sous plafond. Pour certains assurés ayant au moins 3 enfants à charge, le taux peut être porté à environ 66,66 % à partir du 31e jour. De son côté, l’employeur n’ajoute pas forcément un montant fixe : il complète souvent pour atteindre un pourcentage de rémunération déterminé, en déduisant les IJSS déjà versées.
2. La formule des indemnités journalières de la Sécurité sociale
Le calcul des IJSS maladie repose sur le salaire journalier de base. Celui-ci est généralement obtenu à partir de la moyenne des salaires bruts des 3 mois précédant l’arrêt, divisée par 91,25. Ce salaire journalier est toutefois plafonné à 1,8 SMIC. Ensuite, l’indemnité journalière est calculée sur ce salaire journalier plafonné.
- On prend le salaire brut des 3 derniers mois.
- On fait une moyenne et on détermine le salaire journalier de base.
- On applique le plafond légal.
- On applique le taux de 50 % en règle générale.
- On retire les jours de carence, sauf exceptions.
Le simulateur utilise cette logique de manière simplifiée et transparente. Il demande votre salaire mensuel brut, puis estime le salaire journalier de base selon la méthode classique. Cela permet d’obtenir une vision réaliste, même si le calcul exact retenu par la caisse peut varier selon votre situation administrative, les salaires réellement perçus, les primes intégrées ou non, et la date de début de l’arrêt.
| Élément de calcul | Règle générale | Impact pratique |
|---|---|---|
| Délai de carence CPAM | 3 jours | Aucune IJSS sur les 3 premiers jours d’un arrêt maladie ordinaire |
| Taux IJSS standard | 50 % du salaire journalier de base | Le revenu baisse si aucun complément employeur n’est prévu |
| Taux après 30 jours avec 3 enfants ou plus | 66,66 % | Amélioration du niveau d’indemnisation pour les arrêts plus longs |
| Plafond de base | 1,8 SMIC | Les salaires élevés ne sont pas intégralement couverts par les IJSS |
3. Le complément employeur en CDI : comment fonctionne le maintien de salaire
Le salarié en CDI peut aussi bénéficier d’un maintien de salaire financé par l’employeur, sous réserve des conditions applicables. En régime légal standard, ce complément permet généralement d’atteindre :
- 90 % de la rémunération brute pendant une première période,
- puis 66,66 % pendant une seconde période.
Ces durées dépendent de l’ancienneté. La logique de base souvent retenue est 30 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 %, avec une majoration de durée selon l’ancienneté, par tranche de 5 ans, dans la limite légale. Le complément employeur s’analyse comme un ajustement : l’entreprise ne verse pas toujours 90 % en plus des IJSS, mais seulement la différence nécessaire pour arriver au niveau garanti.
Le calculateur tient compte de cette mécanique. Il évalue le montant quotidien cible, puis soustrait les IJSS déjà prévues. Résultat : vous obtenez un estimatif plus crédible qu’un simple pourcentage appliqué au salaire mensuel.
| Ancienneté | Période à 90 % | Période à 66,66 % | Lecture pratique |
|---|---|---|---|
| 1 à 5 ans | 30 jours | 30 jours | Base légale usuelle de maintien |
| 6 à 10 ans | 40 jours | 40 jours | Allongement de 10 jours sur chaque période |
| 11 à 15 ans | 50 jours | 50 jours | Protection plus favorable sur les arrêts longs |
| 16 à 20 ans | 60 jours | 60 jours | Maintien légal renforcé |
| 21 à 25 ans | 70 jours | 70 jours | Durée de couverture encore prolongée |
| 26 à 30 ans | 80 jours | 80 jours | Protection élevée en cas d’arrêt prolongé |
| 31 ans et plus | 90 jours | 90 jours | Maximum légal usuel retenu pour l’estimation |
4. Pourquoi le montant réel perçu peut différer du simulateur
Un simulateur d’arrêt maladie en CDI doit rester un outil d’approximation, car la réalité paie par paie comporte de nombreuses nuances. Voici les principales raisons d’écart :
- Convention collective plus favorable : certains secteurs suppriment la carence employeur ou garantissent 100 % du net pendant une période.
- Prévoyance d’entreprise : un contrat collectif peut compléter les IJSS et le maintien légal.
- Salaire variable : primes, commissions, heures supplémentaires et absences antérieures peuvent modifier l’assiette.
- Nature de l’arrêt : maladie ordinaire, accident du travail, maladie professionnelle ou maternité obéissent à des règles spécifiques.
- Traitement social et fiscal : selon les situations, la différence entre brut, net et net imposable peut être significative.
En clair, le bon réflexe consiste à utiliser un simulateur pour se faire une idée, puis à vérifier le résultat avec le service paie, la convention collective et l’espace assuré de l’Assurance Maladie. Cela évite de confondre un montant théorique avec le montant réellement versé.
5. Exemple concret de calcul d’indemnité arrêt maladie CDI
Prenons un salarié en CDI avec les caractéristiques suivantes :
- Salaire brut mensuel : 2 500 €
- Arrêt maladie : 21 jours calendaires
- Ancienneté : 3 ans
- Moins de 3 enfants à charge
- Carence CPAM : 3 jours
- Carence employeur : 7 jours
La moyenne des 3 mois de salaire est de 7 500 €. Le salaire journalier de base estimatif est donc de 7 500 / 91,25, soit environ 82,19 €. L’IJSS brute journalière standard est d’environ 41,10 €. Sur un arrêt de 21 jours, seuls 18 jours sont indemnisables par la CPAM après carence, soit un total d’environ 739,80 € avant éventuelles retenues sociales applicables.
Si le maintien de salaire légal s’applique, l’employeur peut ensuite compléter à hauteur de 90 % de la rémunération brute de référence pendant la première tranche prévue. Comme il existe souvent une carence employeur de 7 jours en régime standard, le complément ne commence qu’à partir du 8e jour. L’entreprise ne verse pas 90 % en plus, mais la différence entre ce que vous avez déjà perçu via les IJSS et le niveau de rémunération garanti.
6. Les erreurs les plus fréquentes dans le calcul
Plusieurs erreurs reviennent régulièrement quand on cherche à calculer une indemnité d’arrêt maladie en CDI :
- Oublier les jours de carence, ce qui gonfle artificiellement le résultat.
- Confondre brut et net, alors que les IJSS et le bulletin de paie n’obéissent pas aux mêmes logiques.
- Ignorer le plafond à 1,8 SMIC, surtout pour les salaires supérieurs à la moyenne.
- Ne pas vérifier l’ancienneté, alors qu’elle conditionne les durées de maintien employeur.
- Appliquer automatiquement le complément employeur alors qu’une convention ou une situation particulière peut modifier la règle.
7. Comment lire correctement le résultat du calculateur
Le simulateur ci-dessus affiche plusieurs valeurs distinctes :
- IJSS estimées : ce que la Sécurité sociale peut verser sur la période considérée.
- Complément employeur estimé : le montant nécessaire pour approcher le maintien légal choisi.
- Total perçu estimé : somme des deux, en brut estimatif.
- Jours non indemnisés : période restant sans compensation dans l’hypothèse retenue.
Le graphique vous aide à visualiser la part respective de la CPAM, de l’employeur et de la perte de rémunération estimée. C’est particulièrement utile pour les arrêts de courte durée, car la carence pèse davantage sur le total final. Pour les arrêts longs, le poids du plafond IJSS et des limites de maintien de salaire devient plus visible.
8. Bonnes pratiques avant de transmettre un arrêt maladie à son employeur
Au-delà du calcul, votre indemnisation dépend aussi du respect des formalités. Pour éviter un retard de versement, il est recommandé de :
- transmettre l’arrêt dans les délais prescrits,
- vérifier que l’attestation de salaire a bien été établie par l’employeur,
- contrôler votre relevé de prestations dans votre compte Assurance Maladie,
- consulter votre convention collective pour identifier un maintien plus favorable,
- demander au service paie si la subrogation est pratiquée.
La subrogation est un point souvent sous-estimé. Lorsqu’elle est mise en place, c’est l’employeur qui perçoit les IJSS à votre place, puis vous reverse la rémunération selon le mécanisme interne de paie. Cela peut changer la façon dont vous lisez vos virements, sans forcément modifier le montant final dû.
9. Sources officielles à consulter
Pour approfondir ou vérifier une situation particulière, appuyez-vous sur les références suivantes :
- U.S. Department of Labor (.gov) – repères généraux sur les droits liés au sick leave
- CDC (.gov) – ressources de santé au travail et impact des absences
- Harvard University (.edu) – environnement académique de référence sur la santé publique et le travail
Pour une application strictement française, il est aussi fortement recommandé de consulter l’Assurance Maladie, votre convention collective et le portail de l’administration française, même si ces liens ne sont pas tous en extension .gov ou .edu.
10. Ce qu’il faut retenir
Le calcul de l’indemnité d’arrêt maladie en CDI repose sur des règles précises, mais souvent mal comprises. En résumé :
- les IJSS sont en principe calculées à 50 % du salaire journalier de base, après carence ;
- le salaire journalier utilisé est plafonné ;
- le complément employeur fonctionne en général comme un maintien partiel de salaire ;
- l’ancienneté, la convention collective et la prévoyance peuvent changer fortement le résultat ;
- un bon calcul doit distinguer les parts CPAM, employeur et reste non indemnisé.
Si vous souhaitez obtenir une estimation immédiate, utilisez le calculateur en haut de page avec votre salaire brut, votre durée d’arrêt, votre ancienneté et les paramètres de carence. Vous disposerez ainsi d’une base chiffrée pour prévoir votre budget, discuter avec votre employeur et vérifier vos futurs bulletins de paie.